Se réveiller avec les premiers rayons du soleils – plutôt tardifs en cette période de l’année – , se préparer un bol de thé fumant tout en restant enroulé dans un gros plaid doudou, écouter le silence du matin, les yeux entrouverts, encore à moitié fermés. Ressentir toute la chaleur du bol entre nos mains qui se propage en nous, comme une invitation à se réveiller tout doucement, en communion avec  ce qui nous entoure… Nous étirer de tout notre long, ouvrir les fenêtres et sourire au contact de l’air frai qui nous pique les joues  comme pour nous dire bonjour. Serrer fort nos enfants dans nos bras, leur dire combien nous les aimons et combien cette journée qui commence va être belle et nous réserve son lot de belles surprises, leur préparer avec amour de belles tartines de pain beurrées, tout en souriant et en les écoutant, en profitant de l’instant présent : intensément, pleinement.

Tous les matins devraient ressembler à ça ! Parce que c’est la vie, la vraie, celle qui nous fait profiter de la chance que nous avons d’être ici et de vivre, celle qui nous ouvre aux autres et à tout ce qui peut s’offrir à nous. Carpe diem, cueillir la vie : cela ne date pas d’aujourd’hui.

Mais aujourd’hui, bien trop souvent, nous sommes réveillés par la sonnerie de notre téléphone, que nous éteignons, hagards, encore trop fatigués parce que couchés trop tard, parce qu’il y avait ce film super à la télé, ou cette série à finir, et puis parce que nous avons fait ensuite un dernier petit long tour sur les réseaux sociaux pour nous tenir informés de tout ce qui se passe dans le monde juste avant de nous endormir. Tiens, et d’ailleurs, que s’est-il passé cette nuit ? Qu’est ce que j’ai raté ? Encore sous la couette, les yeux à peine ouverts, le cerveau encore à moitié endormi de la nuit, pas encore levés, nous voilà déjà sur facebook, twitter ou instagram, à scroller pour s’abreuver de ce flux permanent d’informations, infligeant à nos yeux cette lumière bleutée aggressive et à notre cerveau cette surcharge de nouvelles. Nous finissons par nous lever léger mal de tête au passage – et nous trainons jusqu’à la cuisine pour mécaniquement nous préparer un café et croquer dans un gateau industriel, tout en continuant à scroller… Douche rapide pour se réveiller. Nous sommes en retard, comment cela se fait-ce ? Les enfants on se dépêche ! Hop hop ! Biberon, gateau, habillage rapide ! Hop hop nous sommes en retard, en voiture ! Pas le temps de parler ! Pas le temps d’écouter ! Pas le temps de s’aimer !

Et tout au long de la journée, continuer ainsi… Subir plutôt que vivre. S’abreuver plutôt que d’exister. Se presser, beaucoup. Se fatiguer, énormément. Profiter, rarement.

Promenade au grand air pour une detox numérique. Profitons de la vie !

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Et si nous reprenions les rênes de notre vie ?
Et si nous redonnions la priorité aux choses qui comptes vraiment ?

Les nouvelles technologies sont une chance, les nouvelles technologies nous permettent un accès à beaucoup d’informations, et nous aident à garder contact, les nouvelles technologies sont une réelle aide au quotidien. Mais cela ne doit pas devenir une prison qui nous prive de notre existance réelle. Je ne dis pas qu’il faille se couper de toute technologie : je suis la première à les utiliser au quotidien et à aimer ça. Mais je dis simplement qu’il faut prioriser les choses et se fixer des limites et des règles.

 

5 PISTES DETOX POUR REDONNER DU SENS A VOTRE VIE

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1. Se coucher et se réveiller sans son téléphone

On pourrait déjà commencer par acheter un vrai réveil et laisser le téléphone dans une autre pièce que la chambre pendant la nuit. Cela permettrait de se coucher et de se réveiller autrement qu’en fixant un écran bleuté, et à notre cerveau d’être moins agressé et plus réceptif à la douceur qui nous entoure.

On pourrait réapprendre à se réveiller doucement en donnant plus d’importance à ce(ux) qui nous entoure(nt) plutôt qu’à un téléphone, et profiter pleinement de cet instant de petit déjeuner pour en faire un vrai instant de partage. Et attendre d’être bien réveillé et fin prêt avant d’aller faire un petit tour rapide sur les réseaux sociaux.

2. Délaisser son téléphone quand on est en bonne compagnie – ou en compagnie tout court, d’ailleurs –

On pourrait d’ailleurs décider d’arrêter d’aller sur ces mêmes réseaux sociaux quand nous sommes à table, en groupe, ou en compagnie d’autres personnes : juste par respect, pour arrêter de donner l’illusion à l’autre que notre téléphone est bien plus important que lui ou que notre relation.

3. Faire des journée « sans »

Et puis de temps en temps, oublier ce téléphone, faire des (demi) journées en l’oubliant totalement pour se consacrer pleinement à de vraies activités.

4. Maitriser ce que les réseaux sociaux nous disent

On pourrait décider de choisir ce qui nous intéresse de voir réellement sur les réseaux sociaux, au lieu d’avoir un trop plein d’informations : mieux contrôler, choisir nous même, plutôt que de nous laisser dicter et imposer certaines choses qui ne nous intéressent pas toujours et qui pourtant viennent saturer notre cerveau. Cela pourrait par exemple passer par être sur moins de réseau sociaux pour se consacrer pleinement à un seul.

Pour ma part, j’ai déserté Twitter, je vais rarement sur Facebook, mais j’adore Instagram parce que je trouve ce dernier beaucoup moins agressif : tout passe d’abord par de belles images, un partage des jolies choses qui nous entourent, et si elles nous interpellent, libre à nous alors d’accéder à davantage d’informations en déroulant les légendes – mais ça reste une option, ce qui nous sature moins d’informations –. Je choisis aussi avec soin les comptes que je suis, des comptes qui me parlent, des modes de vie, des personnes qui sont de vrais artistes et qui postent des photos justes magnifiques, des comptes qui m’inspirent. Ainsi, je ne me sens plus agressée par les réseaux sociaux, mais simplement inspirée. Et je perds beaucoup moins de temps en allant juste sur un réseau plutôt que sur 3 ou plus.

5. Gagner du temps pour ce qui compte vraiment

Et tout ce temps gagné, c’est du temps en plus à profiter de ce qui m’entoure vraiment, c’est du temps à partager avec mes filles en lisant des histoires, en cuisinant ou en dansant sur les canapés, c’est du temps pour me poser en profitant du calme en écoutant le chant des oiseaux, c’est du temps pour dessiner, jouer de la musique, ou créer, c’est du temps pour boire un verre en riant avec des amis, c’est du temps pour un diner aux chandelles en amoureux, c’est du temps pour même pourquoi pas se remettre aux jeux de société, c’est du temps pour des promenades au grand air, c’est du temps pour ce qui compte vraiment !

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J’espère que ces quelques pistes vous aideront à mieux profiter de la vie, de l’instant présent, et d’exister vraiment ! Pour ma part, ça a changé mon quotidien, et pour rien au monde je ne retournerai en arrière : savoir faire la part des choses, prioriser, et s’émerveiller avant tout…

Promenade au grand air pour une detox numérique. Profitons de la vie !

Promenade au grand air pour une detox numérique. Profitons de la vie !

2 Comments

  1. J’aimerais tant… Je passe mon temps à me « battre » avec mon homme pour qu’il lâche son portable, notamment au petit déjeuner et ce dernier tour sur les réseaux sociaux le soir, parce que oui « tu comprends je n’ai pas le temps moi dans la journée » (je ne sais pas bien ce que je dois comprendre avec cette phrase d’ailleurs… bref. La Détox de tel portable ça a du bon. J’ai fermé mon compte twitter il y a quelques temps (de toute façon ça faisait plus de 2 ans que je délaissais mon compte) et facebook m’agace avec ses pubs perpétuelles. Je m’étais inscrite au début pour rester en contact avec des amis éloignés. Résultat : je vois surtout des pubs, des vidéos qui me font perdre du temps et peu de nouvelles :(. Si je garde mon compte actuellement, c’est uniquement parce que des clients font régulièrement une prise de contact via facebook (je suis graphiste). Je reste sur instagram pour les belles images et inspirations mais dernièrement la quantité de pubs qui m’envahit sur ce média aussi m’agresse énormément…

    • C’est exactement ça : on se sent envahis… et cette addiction est devenue tellement « normale » dans notre quotidien que ça en devient triste. J’ai tellement l’impression que parfois on en oublie de vivre et de profiter, tout simplement ! J’espère que tu arriveras à faire entendre raison à ton homme. Et je te souhaite une très belle fin de grossesse <3 !

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